—
Couches affichées : Composite = moyenne equal-weighted des 6 sous-scores · percentile expanding 0-100
Seuil 1.5 ET : la ligne pointillee delimite les alertes. Les zones rouges = l'indice depasse le seuil. En bas, les drawdowns > 10% sont en rouge. La correspondance entre les deux panneaux valide la pertinence du signal.
On régresse directement les rendements mensuels du S&P 500 sur l’indice Crisis composé complet (5 termes retenus sur 4 au total, poids glissants, EWM). C’est le test le plus direct : est-ce que l’indice, tel qu’affiché sur le chart ci-dessus, a un pouvoir explicatif statistique sur le S&P 500 ?
Modele : sp500_rett = β₀ + β₁ × crisis_indext + ut
Verdict : Signe negatif attendu mais pas significatif. Pearson = -0.029 (plus il est négatif et proche de −1, plus l’indice prédit bien les baisses S&P). SE HAC corrige pour l’autocorrélation des résidus (Newey-West), donc la p-value est robuste.
Au-delà de la validation primaire (ci-dessus), on peut aussi explorer
quels termes individuels
contribuent le plus. On sélectionne le Top 5 (plus forte |corrélation|
avec le S&P) pour un OLS parcimonieux :
Y = β₀ + β₁X₁ + … + β₅X₅ + u — Y
= rendements mensuels S&P 500, X = Top 5 termes.
Ce modèle ne remplace pas la
validation primaire — il permet d’identifier les contributeurs
individuels. Le Top 5 minimise la multicolinéarité et rend les
coefficients interprétables.
| Terme | r (Pearson) | Retenu |
|---|---|---|
| bear market | -0.384 | TOP 5 |
| credit crunch | -0.312 | TOP 5 |
| stock market crash | -0.257 | TOP 5 |
| market crash | -0.250 | TOP 5 |
| recession | -0.242 | TOP 5 |
| financial crisis | -0.239 | |
| layoffs | -0.153 | |
| hedge fund | -0.142 | |
| treasury bonds | -0.134 | |
| safe haven | -0.119 | |
| debt crisis | -0.068 | |
| buy gold | -0.049 | |
| bank run | -0.033 | |
| margin call | 0.091 |
| Variable | Coef. OLS | SE (OLS) | SE (HAC) | t-stat | p-value | Sig. |
|---|---|---|---|---|---|---|
| (Intercept) | 0.02457 | 0.00374 | 0.00240 | 6.577 | 0.0000 | *** |
| bear market | -0.00143 | 0.00033 | 0.00032 | -4.317 | 0.0000 | *** |
| credit crunch | -0.00401 | 0.00093 | 0.00100 | -4.293 | 0.0000 | *** |
| stock market crash | -0.00159 | 0.00101 | 0.00087 | -1.579 | 0.1156 | |
| market crash | 0.00064 | 0.00084 | 0.00063 | 0.766 | 0.4443 | |
| recession | 0.00045 | 0.00031 | 0.00039 | 1.444 | 0.1499 |
| Variable | VIF | Statut |
|---|---|---|
| bear market | 2.06 | OK |
| credit crunch | 1.28 | OK |
| stock market crash | 10.18 | Problématique |
| market crash | 11.27 | Problématique |
| recession | 2.14 | OK |
| Test | Hypothese | Stat | p-value | Verdict | Note |
|---|---|---|---|---|---|
| Fisher F | H0: tous β=0 | 14.75 | 9.75e-13 | Significatif | Significativite globale du modele |
| Student t | H0: βi=0 | 2/5 | - | Seulement 2 | Significativite individuelle |
| Durbin-Watson | H0: pas autocorr. | 2.17 | 0.8892 | Pas autocorr. | Ideal DW≈2.0 |
| Breusch-Godfrey | H0: pas autocorr. lag 1-4 | 9.99 | 0.0406 | Autocorr. ordre>1 | Teste lags 1 a 4 |
| Breusch-Pagan | H0: homosced. | 35.58 | 0 | Heterosced. | Variance constante des erreurs |
| Hausman (proxy) | H0: pas d’endogeneite | 1e-04 | - | Endogeneite | Test via residus auxiliaires |
FRED : initialisation…
Comment lire chaque jauge ? Pour chaque famille, on prend 5 à 6 indicateurs et on les compare à leur niveau habituel des 10 dernières années. La note va de 0 à 100 : 50 = pile dans la moyenne historique, au-dessus de 50 = la famille est plus active que d’habitude, en dessous de 50 = elle est plus faible que d’habitude. La petite flèche ▲/▼ à côté indique la tendance des 6 derniers mois : ça monte ou ça descend.
L’idée : quand le chômage commence à remonter sérieusement après une période basse, c’est qu’une récession est déjà en train de commencer (on ne s’en rend pas encore compte, mais le marché du travail le révèle).
Comment on calcule ça : on prend le taux de chômage moyen des 3 derniers mois, et on le compare à son niveau le plus bas des 12 derniers mois. Si l’écart dépasse 0,5 point, c’est l’alerte récession. Cette règle a été inventée par l’économiste Claudia Sahm (Brookings, 2019). Elle a fonctionné sur les 11 récessions américaines de 1950 à 2019 sans jamais se tromper.
L’idée : en temps normal, prêter sur 10 ans rapporte plus que prêter sur 3 mois (c’est plus risqué). Quand l’écart se réduit, voire s’inverse (les taux courts deviennent supérieurs aux longs), c’est que les investisseurs anticipent une baisse des taux future, donc une économie qui va ralentir.
Comment on calcule ça : on regarde l’écart entre le taux à 10 ans et celui à 3 mois (sa moyenne sur 3 mois pour lisser le bruit), et on injecte ça dans une formule statistique publiée par la Fed de New York (Estrella & Mishkin, 1998). Plus l’écart est faible ou négatif, plus la probabilité de récession dans les 12 mois est élevée. Cette méthode est utilisée par la Fed de New York pour ses propres publications.
CriseStressVigil.NeutreDétendu
Comment ça marche ? On regarde 7 chiffres financiers qui
bougent tous les jours (indice de peur, écarts de taux, dollar,
pétrole…). Pour chacun, on mesure son mouvement sur le dernier mois et
on le compare à ses mouvements habituels des 3 dernières années. Plus le
score global est élevé, plus la situation est calme.
Lecture de
la note : ≥ 70 Détendu · 50–70 Neutre · 30–50 Vigilant · 15–30 Stressé · < 15 Crise.
Les 7 chiffres
suivis : indice de peur (VIX), écart de taux des obligations
risquées, deux mesures de la courbe des taux, le taux à 10 ans, le
dollar, et le prix du pétrole.
Pourquoi cet indicateur en plus du
score mensuel ? Les indicateurs économiques classiques (chômage,
inflation, production) ne sont publiés qu’une fois par mois. Ce pouls
quotidien permet de capter en temps réel le stress financier entre
deux publications mensuelles. Il ne couvre que les marchés
financiers, pas l’économie réelle.
Pour chaque régime identifié historiquement, on calcule comment le marché américain (S&P 500) s’est comporté pendant ce régime. Ce n’est pas une recommandation d’investissement — c’est juste un constat historique de ce qui s’est passé. Le passé ne garantit jamais le futur, surtout sur un échantillon de 20 ans (une seule crise 2008, une seule pandémie, etc.).
| Régime | Mois observés | % du temps | Gain moyen / mois | Équivalent annuel | % de mois positifs | Gain total cumulé |
|---|
Comment ce tableau est construit :
• Le régime d’un
mois est déterminé à l’avance. On utilise uniquement les données
déjà publiées au début du mois (la moyenne des 6 mois précédents). Aucun
chiffre “du futur” n’est utilisé — sinon ce serait de la triche
statistique.
• Ensuite on regarde combien le S&P 500 a
effectivement gagné ou perdu pendant ce mois, et on attribue ce gain au
régime identifié. C’est comme si un investisseur avait pris position au
début du mois en fonction du régime.
• Source du prix du S&P
500 : Yahoo Finance, données hebdomadaires sur 20 ans, ramenées au
début de chaque mois.
• Équivalent annuel : on extrapole le
gain moyen mensuel sur 12 mois (gain composé). Pour les régimes courts
(peu de mois observés), le chiffre est à prendre avec précaution.
•
% de mois positifs : sur tous les mois passés dans ce régime,
quelle proportion ont rapporté de l’argent. Donne une idée de la
régularité du régime.
• Catégorie “unknown” : les 6
premiers mois de l’historique (2005), avant qu’on puisse calculer une
tendance sur 6 mois glissants. Exclue de l’analyse.
Cette page répond à une seule question : dans quel état est l’économie américaine en ce moment ? Pour y répondre, on suit en continu 16 chiffres officiels publiés par la banque centrale américaine (la FRED) et on les agrège selon une méthode reconnue, inspirée de l’investisseur Ray Dalio (cadre All Weather). On en sort un régime macro et deux indicateurs de récession. Les mots soulignés en violet sont cliquables.
On part de 16 chiffres publiés par la banque centrale américaine et on les lit de deux façons complémentaires :
On ajoute en plus deux indicateurs de récession reconnus : la règle de Sahm (récession déjà en cours ?) et la courbe des taux (récession dans les 12 mois ?).
Source des chiffres : fred.stlouisfed.org — base
officielle de la Fed de St. Louis, gratuite et libre d’accès.
Code : fetch_macro_fred_data.py, lancé
automatiquement toutes les 6 heures. Aucune donnée n’est calculée à la
volée — tout est pré-calculé et stocké en cache pour que les chiffres
affichés soient exactement reproductibles.
Méthodes utilisées
: Ray Dalio (Principles, 2017) pour le cadre des 4 régimes ·
Claudia Sahm (Brookings, 2019) pour le signal de récession en cours ·
Estrella & Mishkin (NY Fed, 1998) pour la probabilité de récession à
12 mois.
En complément du résumé général ci-dessus, on classe ici chaque indicateur en favorable, défavorable ou neutre. La méthode : on regarde la variation de l’indicateur sur les 91 derniers jours, et on la compare au seuil au-delà duquel on est dans les 25 % des plus gros mouvements des 10 dernières années (le P75). Si on dépasse ce seuil, c’est qu’il se passe quelque chose d’inhabituel. C’est une vue descriptive — utile pour savoir quel chiffre fait bouger le score global et dans quelle direction.
Un indicateur est marqué favorable si sa
variation sur 91 jours dépasse le seuil P75 dans le bon sens,
défavorable si elle le dépasse dans le
mauvais sens, ou neutre si elle reste dans
la fourchette habituelle. La colonne Sens
inversé est cochée pour les indicateurs où une hausse est
mauvaise nouvelle (VIX, taux de chômage, inflation…). Clique sur le nom
d’un indicateur pour ouvrir sa page officielle FRED.
| Code | Nom | Famille | Variation 91j | P25 | P50 | P75 (seuil) | P90 | Sens inversé | État | Contrib. | Source |
|---|
Comment lire chaque ligne : si la variation sur 91 jours dépasse le seuil P75, l’indicateur bascule en favorable (s’il va dans le bon sens) ou défavorable. Le sens “inversé” est coché pour les indicateurs où une hausse est une mauvaise nouvelle — par exemple : l’indice de peur VIX (qui monte quand les marchés paniquent), le taux directeur de la Fed (qui monte quand on serre les conditions de crédit), le taux de chômage, l’inflation, etc.
Comment lire ce graphique : la zone grise (entre P25 et P75) est le régime “normal” — quand la variation reste dedans, on considère que rien de notable ne se passe. Au-dessus du trait P75, l’indicateur déclenche un signal (favorable ou défavorable selon le sens). Au-dessus du trait P90, on est dans les chocs vraiment extrêmes — Lehman en octobre 2008, le crash COVID en mars 2020, etc.